Chute de Sparte (La)

Par Biz

Chute de Sparte (La) - Biz

Avis des lecteurs

Informations

  • ISBN : 9782760933385 (Papier)
    Date de parution :
    Éditeur : LEMEAC

Description

Steeve, grand lecteur, féroce critique de la société, raconte sa dernière année au secondaire marquée par la mort du quart-arrière des Spartiates, l'équipe de football de l'école Gaston-Miron. La chute de Sparte ressemble à son auteur : drôle, cultivé, aux opinions féroces, aux désirs vifs, et dont la passion pour l'Histoire confère au récit une profondeur insoupçonnée. Son narrateur rejoint, par son esprit agile et caustique, ces grandes figures adolescentes à l'esprit torturé qui s'apprêtent à quitter l'enfance pour une aventure adulte pas piquée des vers...

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Le , Joelle a écrit :

Avez-vous vraiment lu ce roman?!?

Je dois dire, en lisant le commentaire de mme L'Écuyer, que je me demande très sérieusement si elle a lu le même roman que moi. D'abord, il n'est question nul part de blogue dans ce roman. Ni dans la forme, ni dans le contenu. Ensuite, Steeve ne déteste pas sa vie, et ne déteste pas tout ce qui l'entoure. Oui, comme la plupart des ados, il vit des choses difficiles, oui, il y a des choses qui le font chier. Oui, il critique la société, l'éducation, le monde qui l'entoure. Mais il y a une grande différence entre critiquer et détester. En lisant son commentaire, on s'attendrait à lire l'histoire d'un ado emo qui s'isole dans son coin en braillant sur son destin funeste.

Ceci dit, il est impératif de lire ce roman où l'éloquence de Biz prend toute sa mesure.
Bonne lecture! :)

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Puisque j'ai bel et bien lu ce roman

J'abonderai en ce sens en disant que c'est le roman que je mettrais entre toutes les mains d'ados qui croient que la vie n'est pas un roman d'India Desjardins. Biz dépeint ce que me semblait être la réalité d'une polyvalente lorque j'étais moi-même au secondaire. Un livre qui ne prend pas les jeunes pour des cons.

À lire si vous êtes toujours un peu ado attardé (et dieu sait qu'on l'est tous encore)

Denis, Librairie Au Carrefour

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Cynisme de l'adolescence et passage à l'âge adulte

Steeve entame sa dernière année de secondaire dans une école où les rois sont membres de l'équipe de football. On y retrouve tout ce qui fait la vie des ados: la fille dont il est amoureux est inaccessible, il fume un joint de temps à autre et tombe dans les emmerdes à cause d'une malencontreuse vidéo sur YouTube... Tout ça porté par une plume vive et agile où Biz sait capter le cynisme d'un ado qui regarde le monde et ne le sait pas parfait. Il attend avec impatience la rentrée au Cégep pour enfin quitter le monde de l'enfance pour celui de l'âge adulte, le secondaire n'ayant au fond que représenté une étape. Un excellent petit roman qui se lit d'une traite, sourire en coin parce qu'on y reconnaît tous à divers degrés l'ado en nous.

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Suggéré par Jacqueline Chavignot

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Par Tania Massault

Après avoir conquis grand nombre de lecteurs avec Dérives, Biz nous charme à nouveau par son érudition et sa prose si poétique avec La chute de Sparte, un roman pour adolescents (et adultes) pas comme les autres. Steeve est élève à la polyvalente Gaston Miron, située à Saint-Lambert, en banlieue montréalaise. Dans un langage à la fois cru et percutant, nous suivons sa dernière année de secondaire entre ses héros littéraires et les obstacles de la réalité. Ce livre se dévore littéralement et on ne peut s'empêcher de se retrouver dans ce personnage plus vrai que nature qui essaye de survivre à la dure loi de la jungle adolescente. Une écriture sans verrou qui nous entraîne d'un fantasme adolescent, à la politique d'immigration au Québec en passant par des citations d'auteurs et de rappeurs. À peine achevé, on veut refaire un tour dans ce roman riche et insolite qui décrit de manière si pertinente le «challenge» que représente le passage à la vie d'adulte.

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Le , Alice Liénard a écrit :

Par Alice de Sous un pissenlit

La première page m'a soufflée. Les mots de Biz, c'est ça : un souffle qui balaie tout sur son passage. L'écriture est rythmée, elle balance. Biz jongle avec des mots qui virevoltent sur la page dans une joute qui semble, au premier abord, jouissive. Mais c'est tout. Si sa verve est une éruption volcanique, le contenu lui est tout autre.

Steeve est un ado iconoclaste: cultivé, grand lecteur, critique de la société, il traverse une adolescence qui ne s'en peut plus de finir. Il partage avec le lecteur sa dernière année de secondaire tout en se questionnant sur sa place actuelle et sur son futur. Entre les tourments de l'adolescence, les tourments de vie, et la mort d'un élève, il pose un regard caustique, mais aussi à la fois tragicomique sur le monde et la société.

Alors oui, c'est un roman riche en références, riche dans la langue, et il faut le saluer. Il y a en effet une tendance à vouloir simplifier le discours en littérature jeunesse. Un mot inconnu, ou une référence inconnue, n'a jamais empêché de comprendre un contenu, bien au contraire. Le texte de Biz est riche en références historiques, littéraires, politiques. Mais on a parfois plus l'impression d'avoir droit à un étalage de connaissances qu'à des références qui servent le texte, c'est-à-dire qui lui font écho et le font ressentir encore plus profondément par le lecteur.
Malgré cette plume alerte, on trouve de nombreux poncifs et des discours didactiques. Le message est tellement présent qu'on a l'impression de s

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Le , Alice Liénard a écrit :

Suite

Le message est tellement présent qu'on a l'impression de se faire donner une leçon. Le lecteur se fait expliquer ce qu'il est en train de lire. Un dialogue est particulièrement mal rendu : celui où il est question de multiculturalisme, d'identité, de religion. Cela ressemble à un magma d'idées énoncées les unes après les autres, on est ici dans le discours et non dans le jeu du dialogue. Faire passer des idées oui, mais à trop les asséner, le propos se perd et ce même s'il est très pertinent.

La quatrième de couverture dit : «La chute de Sparte ressemble à son auteur : drôle, cultivé, aux opinions fortes, aux désirs vifs, et dont la passion pour l'Histoire confère au récit une profondeur insoupçonnée.» Il y a justement trop de Biz dans ce roman. Il y a toujours une partie d'un auteur dans ce qu'il écrit, mais il y a une ligne entre la narration, ici, celle d'un ado qui se raconte, et le discours.

Il est vraiment dommage que cette plume riche, vivifiante et mordante ne tourne que sur elle-même.

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