En 2007, Pierre Szalowski avait fait fureur avec Le froid modifie la trajectoire des poissons, un roman campé durant la crise du verglas de 1998. Toujours inspiré par la glace – cette fois celle qui glisse sous les patins et non sous les pieds –, Szalowski propose un récit touchant, celui d’un hockeyeur professionnel dont la vie lui échappe, d’une dérape qui semble sans fin et d’une douleur amère que même les exploits d’une ancienne coupe Stanley ne pourraient consoler. Ce livre qui possède sa juste dose de testostérone parle de belles femmes et de soirées bien arrosées, de tout ce que procure l’argent et la célébrité. Profond, parfois triste et émouvant, ce texte se révèle une excellente lecture, autant par le ton acidulé du narrateur que par sa rédemption attendue, qui tarde à se manifester.